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Uber aggrave ses pertes et les soucis de ses actionnaires

le 30/11/2017

Philippe Mudry

Philippe Mudry

L’heure des choix approche à pas de géant pour les actionnaires d’Uber.

Les pertes du vétéciste révélées par la presse s’aggravent tandis que s’accroît la pression du japonais Softbank, bien décidé à se faire à petit prix une place de choix à son capital.

Les chiffres du 3ème trimestre sanctionneraient une perte opérationnelle proche d’un milliard et demi de dollars, frais financiers et impôts compris.

Même si le dynamisme commercial est resté fort cet été, avec une hausse du chiffre d’affaires de 14%, la perte essuyée représente l’équivalent des trois quarts de ses ventes sur la période.

Elle marquerait surtout une rupture de la tendance à l’amélioration de la rentabilité constatée depuis le début de l’année.

La société n’étant pas cotée, les détails manquent sur la rentabilité de son activité cœur et sur les coûts légaux probablement déjà très élevés supportés par la société.

Celle-ci fait l’objet de dizaines de poursuites dans le monde, sans parler du contentieux majeur suscité par un vol massif de données récemment révélé, portant sur plus de 50 millions de clients.

Les actionnaires d’Uber espéraient un temps introduire la société en bourse à une valeur proche de 70 milliards de dollars.

Le temps est venu d’en rabattre : le Japonais Softbank, qui se propose de recapitaliser l’entreprise pour lui donner une nouvelle impulsion, ne serait prêt à le faire que sous réserve d’une décote de 30%.

Ce qui signifie que l’entreprise vaudrait moins de 50 milliards de dollars. Pour les actionnaires historiques, la question est simple : faut-il vendre à un prix inférieur à leurs espoirs ou espèrer un retour à meilleure fortune ?

La réponse serait attendue par le conglomérat japonais avant janvier.

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