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Le futur contrôle d’Accor se jouera cette semaine

le 02/05/2017

Le futur contrôle d’AccorHotels se jouera en partie cette semaine.

Par un scrutin sur les droits de vote doubles, ce sera à l’assemblée générale de décider vendredi si elle valide la montée en puissance prévisible de l’influence des grands actionnaires étrangers.

Plus encore que d’autres stars du CAC40, Accor est français par son histoire et la localisation de son siège, mais international par ses actionnaires.

Le premier d’entre eux est le chinois JinJiang, avec 12,5% des titres, suivi du fonds souverain Qatari avec 10%. Le prince saoudien Al Walid suit avec 5%.

Et comme dans la plupart des autres sociétés du CAC 40, les droits de vote doubles sont attribués chez Accor après deux ans de détention.

C’est ce qui chagrine la société activiste PhiTrust, qui craint que le chinois JinJiang par exemple ne s’assure le contrôle par le simple jeu de ses droits de vote. Le doublement commencera dès septembre.

Aussi, l’activiste propose-t-il de limiter les droits de vote doubles aux seuls actionnaires qui en disposent déjà.

A savoir la seule société d’investissement Eurazeo, qui n’a pas vocation à rester au capital, et les fondateurs d’Accor.

Le conseil est hostile à cette résolution de PhiTrust qui a d’autant moins de chance d’être adoptée qu’une majorité des deux-tiers est requise.

Mais le soutien qu’elle obtiendra ne sera pas sans importance, et pas seulement parce qu’Accor sera un peu plus chinois après l’AG qu’avant.

Il rappellera que le contrôle rampant vise d’abord à priver les actionnaires d’un dédommagement via une offre publique en cas de prise de contrôle par l’un d’eux.

Le cas Vivendi, désormais sous le contrôle exclusif de Vincent Bolloré, en est la plus parfaite illustration.

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