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Air Liquide occupe fermement le haut du podium dans les gaz industriels

le 14/09/2016

A l’heure où la direction d’Alstom et son actionnaire public se livrent un triste combat, il n’est pas superflu de noter que d’autres secteurs industriels ont des leaders mondiaux français.

C’est le cas des gaz industriels où Air Liquide consolide comme jamais sa place de numéro un.

Hier, le groupe s’est offert le luxe de signer la plus forte hausse du CAC 40 en annonçant une augmentation de capital de 3,3 milliards.

Il s’agit ainsi de financer une deuxième tranche du rachat de l’américain Airgas pour près de 12 milliards d’euros dette incluse.

Pour son patron Benoît Potier, ce coup de chapeau boursier a tout d’une consécration.

Car la Bourse avait d’abord boudé l’annonce, l’an dernier, de son offre sur Airgas, jugée trop coûteuse même pour s’assurer une telle position sur le marché américain.

Ensuite parce que cela prouve que le groupe, à l’inverse de trop de stars du CAC 40, a raison de bichonner ses actionnaires particuliers.

Cette politique est récompensée quand l’entreprise, pour la première fois en 30 ans, les sollicite pour renforcer ses fonds propres.

Elle pourra ainsi éviter de financer tout son rachat en dette et maintenir une notation financière compatible avec d’éventuelles futures acquisitions.

Celles-ci seront en tout cas de taille plus modeste, car la consolidation s’achève dans les gaz industriels.

L’allemand Linde et l’américain Praxair le savent bien, qui viennent de renoncer à leur projet de fusion avec de longues négociations.

Désormais, les questions de localisation - de siège, de la R&D - ainsi que les obstacles réglementaires rendent la concentration très risquée.

Autant dire qu’Air Liquide, confiant dans la solidité de son leadership, peut voir l’avenir avec sérénité.

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