La chronique de l'actualité

Foire d’empoigne pour les aéroports de Nice et Lyon

le 04/07/2016

Philippe Mudry

Plus d’une dizaine de prétendants devraient rivaliser pour emporter la privatisation des aéroports de Nice et Lyon. De quoi promettre aux finances publiques une manne bienvenue.

C’est aujourd’hui à midi que les offres doivent être remises.

Mi-mai, une quinzaine de consortiums avaient manifesté leur intérêt, et le nombre de candidatures fermes devrait approcher ce chiffre.

C’est suffisant pour faire monter les enchères. Des estimations de valorisation comprises entre 16 et 18 fois l’excédent brut d’exploitation circulent, élevées mais plausibles.

L’Etat peut dès lors espérer tirer 1,5 milliard au moins de ces privatisations dont le produit ira en partie à la recapitalisation du pôle nucléaire français.

L’affluence de candidats s’explique surtout par la perspective de rendements de ces beaux actifs dans ce contexte de taux bas.

Dès lors, les opérateurs d’aéroports, chefs de file des consortiums imposés par les cahiers de charges, n’ont pas eu de peine à trouver des investisseurs de long terme à la poche profonde.

Vinci, déjà présent au capital d’Aéroports de Paris et qui veut un aéroport en France, fera ainsi équipe, sur les deux dossiers, avec la Caisse des dépôts et l’assureur Predica.

Autres candidats de marque, Atlantia, qui gère l'aéroport de Rome, associé à EDF Invest ; Ardian, le fonds d’investissement, Zurich Airport, Ferrovial, l’opérateur espagnol d’aéroports à Londres, l’assureur allemand Allianz ou l’australien Macquarie allié à la famille Peugeot.

Les décisions tomberont en août et seront largement politiques.

La présence au sein d’un consortium de l’opérateur d’aéroport turc Limak suscite déjà l’opposition ouverte de Christian Estrosi, le président de la région Paca.

A lire aussi