Le Groupe Flo se place sous mandat ad hoc pour remettre à plat son bilan

le 23/11/2016 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La procédure doit permettre d'aller au-delà de l'accord de recapitalisation et de restructuration bancaire conclu au printemps dernier.

Fleuron de l’Ecole de Nancy, la brasserie Excelsior et son cadre Art Nouveau.
Groupe Flo : la brasserie Excelsior à Nancy et son cadre Art Nouveau.
(Photo Flo.)

Le protocole d’accord conclu entre le Groupe Flo et ses banques au printemps dernier n’a pas résisté à la dégradation de l’activité du groupe de restaurants connu pour ses enseignes Hippopotamus ou Bistro Romain. La société a annoncé hier s’être placée sous mandat ad hoc auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Cette procédure vise à «faciliter la discussion avec les partenaires bancaires, suite aux difficultés» que le groupe «rencontre sur son marché de la restauration qui reste particulièrement affecté depuis les attentats de Paris et de Nice». Au premier semestre 2016, le Groupe Flo a perdu 16,8 millions d’euros. Il a consommé 18,8 millions de cash. Sa trésorerie disponible n’était plus que de 19 millions d’euros pour une dette nette de 70,3 millions.

Pas assez de «new money»

«Le mandat ad hoc doit permettre de remettre totalement à plat la structure financière de la société avec l’objectif de la doter des fonds propres suffisants pour mener à bien le plan de transformation à moyen terme», explique une source proche. Le Groupe Flo a notamment engagé la rénovation de ses restaurants Hippopotamus pour leur redonner un nouveau souffle.

Dans ce contexte, le plan négocié avant l’été avec les banques ne prévoyait pas suffisamment d’apport de new money. Sur les 39,7 à 41,6 millions d’euros que l’augmentation de capital garantie par La Financière Flo, actionnaire de référence du groupe, devait apporter, le montant d’argent frais n’était que de 11,9 à 12,5 millions. L’essentiel de la garantie de la Financière Flo devait se faire par compensation de l’intégralité de son prêt d’actionnaire (26,4 millions hors intérêts). Des cessions d’actifs devaient également contribuer à financer le plan de relance.

De leur côté, les banques avaient accepté de décaler la maturité du prêt senior à terme de 41 millions d’euros et du crédit revolving de 30 millions au 28 juin 2019. Elles avaient également renoncé au crédit d’investissement de 20 millions d’euros, utilisé à hauteur de 3,7 millions. Enfin, l’amortissement du prêt senior à terme et du crédit d’investissement devait être ramené à 8 millions d’euros pour 2016, 2017 et 2018, contre environ 21 millions par an précédemment pour 2016 et 2017.

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