CGG envisage une nouvelle augmentation de capital

le 09/11/2016 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le parapétrolier n’exclut rien pour redresser son bilan, après des résultats trimestriels très inférieurs aux attentes du marché.

CGG envisage une nouvelle augmentation de capital
(DR)

CCG a-t-il touché le fond ? Le parapétrolier s’est effondré hier en Bourse, chutant de 28,51% à 16,55 euros, avec plus de 11% de son capital échangé. CGG ne capitalise plus que 366 millions d’euros. S’il n’est pas retombé sur ses plus bas du mois de février, autour de 15 euros, il n’en est plus loin.

Non seulement les résultats trimestriels du parapétrolier sont très inférieurs aux attentes du marché, mais encore les perspectives 2017 sont plus difficiles que prévu. «Alors que nous attendions début 2016 l’amélioration de certaines de nos activités pour 2017 […] nos dernières discussions [avec nos clients] nous laissent à penser que notre marché devrait rester en 2017, très similaire à 2016, explique Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG. Dans ce contexte et au regard de notre performance du quatrième trimestre, nous prendrons les mesures nécessaires pour évaluer les options existantes à court et long terme, afin de répondre au mieux aux contraintes de notre structure financière».

Amélioration attendue
au quatrième trimestre

Des propos de mauvais augure pour un groupe ébranlé depuis plus de deux ans par la chute des cours de pétrole. Même la remontée récente des prix du brut ne se traduit pas par une amélioration des conditions de marché du secteur, constate CGG. Mais le groupe «devrait tout de même bénéficier d’une amélioration saisonnière au quatrième trimestre», note CM-CIC.

A ce stade, «l’augmentation de capital fait partie des options qu’on regardera, comme l’extension [de la maturité de la dette], rien n’est tabou», a précisé Jean-Georges Malcor, tout en soulignant que les covenants bancaires étaient toujours respectés. Fin septembre, son ratio dette nette sur Ebitda était toutefois de 4,4 fois.  En début d’année, CGG avait déjà difficilement réalisé une augmentation de capital de 350 millions d’euros, avec une très forte décote. Seul point positif, CGG confirme un objectif de dette nette inférieure à 2,4 milliards de dollars fin 2016.

Conséquence d’un chiffre d’affaires en chute de 44% à 264 millions de dollars, le groupe est passé dans le rouge au troisième trimestre avec une perte opérationnelle courante de 39 millions de dollars, contre un bénéfice de 4,3 millions un an plus tôt. La perte nette ressort à 88 millions. «CGG restant en avance en matière de réduction des coûts, la question clé est de savoir si un CGG affaibli a encore les forces pour profiter d’une reprise cyclique probable en 2017 ?», s’interroge la Société Générale.

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