Les trésoreries des entreprises françaises ne s’améliorent plus en avril

le 22/04/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

En revanche, les marges payées sur les crédits bancaires se sont globalement stabilisées, constate l’enquête mensuelle AFTE Coe-Rexecode

Le début de l’année 2010 reste tendu pour les trésoreries des grandes entreprises françaises. La dernière enquête AFTE COE-Rexecode réalisée du 8 au 14 avril confirme l’arrêt de l’amélioration de la trésorerie globale, avec un solde d’opinion revenu quasiment à zéro (voir graphique). Les entreprises constatant une détérioration de leur trésorerie invoquent à plus de 80% les besoins d’exploitation, et à moins de 20% les dépenses d’investissement.

De fait, l’exploitation reste difficile avec un solde d’opinion – entre les trésoriers jugeant leur trésorerie d’exploitation aisée et ceux l’estimant difficile – négatif pour le troisième mois consécutif, après une amélioration tout au long de l’année 2009.

La parité euro-dollar pèse moins que les mois précédents sur les trésoreries, avec un solde d’opinion passé de -12,3% en mars à -9,1% en avril. Un tiers des trésoriers estime que ce taux de change, comme le prix du pétrole, a un impact négatif sur leur trésorerie. Avec la remontée du prix du baril de Brent, le solde d’opinion sur l’influence du prix du pétrole s’est détérioré de -20,3% en mars à -24,6% en avril.

Du côté de la recherche de financements, la situation s’améliore très lentement, avec un solde d’opinion passé de 15,7% à 13,4%. En revanche, les marges payées sur les crédits bancaires se stabilisent, avec un solde d’opinion limité à 3,5%, contre 12,4% en janvier, et 36,7% un an plus tôt.

Enfin, les délais de paiements des clients s’allongent moins qu’avant. Le solde d’opinion repasse sous la barre des 10% en avril pour atteindre 8,6%, «soit au-dessous de la moyenne durant la période qui précéda la crise financière (9,2%)», relève l’enquête.

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