La solidité des bilans des sociétés du CAC 40 convainc le marché

le 29/06/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Seules six sociétés ont une valorisation bien inférieure à celle de leurs fonds propres contre dix-huit en 2008, constate le baromètre Ricol Lasteyrie

Malgré la crise, le surendettement des Etats et la baisse de 2,5% du PIB en France l'an dernier, les sociétés du CAC 40 sont parvenues à renforcer leur bilan en 2009, constate la quatrième édition du «Profil financier du CAC 40» publié par le cabinet Ricol Lasteyrie.

Ainsi, le ratio dette nette sur fonds propres du CAC 40 recule de 14 points à 44%, retrouvant ses niveaux d’avant-crise. Cette évolution s’explique à la fois par les levées de fonds – près d’un quart du CAC 40 a fait appel au marché pour renforcer ses fonds propres –, par la moindre activité qui a nécessité un moindre besoin en fonds de roulement (BFR) et a donc eu un effet positif sur la trésorerie, par les restructurations, et par de moindres acquisitions. Toutefois, si le chiffre d’affaires des sociétés du CAC 40 a baissé de 9,8 % à 1.171 milliards d’euros l’an dernier, le résultat net n’a reculé que de 18,7% à 46 milliards, alors qu’il avait chuté de 41% en 2008 pour une hausse de 5,2% du chiffre d’affaires.

D'ailleurs, le marché semble confiant sur les sociétés du CAC 40, puisque le ratio price to book (ratio de capitalisation boursière par rapport aux fonds propres) remonte de 14% en un an (voir graphe). Seulement six sociétés (des secteurs automobile et financier) ont une valorisation sensiblement inférieure à celles de leurs fonds propres contre dix-huit en 2008.

Et si les actionnaires du CAC 40 ont déboursé 24 milliards d’euros dans le cadre des augmentations de capital, ils ont perçu 36 milliards d’euros de dividendes au titre des bénéfices 2009. Des dividendes globalement stables, mais au regard de la baisse des bénéfices, le taux de distribution moyen a plus que doublé à 78% (hors Arcelor Mittal, qui affiche un taux de 992 %!). 

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