Le nombre et le coût des faillites en France baissent nettement en novembre

le 16/12/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le retour à des niveaux d’avant-crise ne se fera qu’en 2010, prévient Coface. Les défaillances du mois représentent 20.000 emplois menacés

En novembre, le nombre et le coût des défaillances d’entreprises a nettement diminué en France, constate l’observatoire des défaillances de Coface. «Nous ne parlons plus de stabilisation, mais de reflux, se félicite Jérôme Cazes, directeur général de Coface. Mais il est trop tôt pour parler de fin de crise de crédit : le retour à des niveaux d’avant-crise ne se fera qu’en 2010.»

Le nombre de faillites a reculé de 8% en séquentiel à 5.386 en novembre, soit une baisse de 1% sur un an et un retour sur les niveaux du quatrième trimestre 2008. Sur un an glissant, la hausse ralentit mais atteint encore près de 21%. Parallèlement, l’encours fournisseurs des entreprises en faillites décroît de 25% en séquentiel à 421 millions d’euros et de 30% en un an. Sur douze mois glissants, le coût cumulé de ces encours atteint 5,2 milliards, un niveau supérieur de 28% à celui de novembre 2008, et de 60% à celui d’avant la crise.

Plus que jamais, les faillites pèsent principalement sur les fournisseurs. Le crédit interentreprises représente le tiers du passif des entreprises défaillantes, soit quatre fois plus que son poids dans une société saine (voir graphe). Sur les six derniers mois, le crédit fournisseur représente les deux tiers du crédit des entreprises défaillantes, le tiers restant à la charge des banques. «Il n’est pas normal qu’autant d’entreprises se retrouvent "banquiers de la dernière heure" des entreprises défaillantes», ajoute Jérôme Cazes.

Pour la première fois l’assureur-crédit a mesuré l’impact des défaillances sur l’emploi. Les entreprises en défaut en novembre employaient 20.000 personnes, un impact lourd, même si ce montant mensuel est le plus bas depuis six mois.

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