Les M&A transfrontalières gagnent du terrain en ce début d’année 2010

le 26/03/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Dans le sillage de Prudential avec AIA en Asie, les groupes britanniques ont été les plus actifs à l’étranger au premier trimestre, selon Thomson Reuters

Les opérations transfrontalières de fusions-acquisitions ont fait honneur début 2010 à leur statut d’«élément historique essentiel de la croissance des M&A», selon le qualificatif de Thomson Reuters. Le bilan préliminaire dressé par la société d’études relève ainsi qu’elles ont représenté 36% du volume des opérations annoncées au cours du premier trimestre dans le monde, soit 184 milliards de dollars. Un montant absolu et une part relative inédits depuis le troisième trimestre 2008.

Sous l’impulsion du projet de rachat annoncé pour 35,5 milliards de dollars de la branche asiatique d’AIG (AIA) par Prudential (la plus importante opération de M&A dévoilée dans le monde au premier trimestre), les groupes britanniques se sont montrés les plus actifs hors de leur marché domestique. Ils ont promis d’engager 51,8 milliards de dollars à l’étranger, six fois plus qu’au cours du premier trimestre 2009. Ils devancent nettement les sociétés américaines (12% du total mondial), les Etats-Unis étant à l’inverse le marché le plus prisé (25% du total).

Le montant total des opérations de M&A annoncées a enregistré une progression bien plus modeste de 6%, à 505 milliards de dollars. Si les volumes des transactions visant des sociétés américaines et asiatiques ont bondi de 20 et 80% sur un an, en Europe il a chuté de 57%, à 79 milliards. Le marché français a pourtant évolué à contre-courant de ses voisins (+6,2% à 10,3 milliards), porté par l’annonce de la reprise d’Areva T&D pour 5,8 milliards de dollars. Mieux, le montant total de l’ensemble des transactions impliquant un groupe français, cible ou prédateur, a progressé d’un tiers sur un an (+34% à 16,9 milliards de dollars).

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