GM prend un nouveau départ sous le contrôle de l’Etat américain

le 13/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Sorti de la faillite, le constructeur « nouvelle version » a réduit ses engagements de 40 milliards de dollars

Il aura fallu 40 jours seulement à General Motors pour sortir de la faillite. Vendredi, un GM nouvelle version est officiellement né. En fait, une structure reste bien sous le régime des faillites. Motors Liquidation sera chargée de solder les affaires du passé en cédant divers actifs dont des usines et plus symboliquement un parcours de golf. De quoi permettre au « nouveau GM » de partir sur de bonnes bases.

Il se distinguera de l’ancienne structure sur trois plans. Premièrement, la voilure est nettement réduite en termes d’activités. Construit autour de quatre marques (Chevrolet, Cadillac, Buick et GMC), il aura recours comme déjà annoncé à moins de distributeurs (3.600 contre 6.200), moins d’usines (34 contre 47) et moins d’employés aux Etats-Unis (64.000 contre 91.000). Sa gamme sera repositionnée vers des véhicules plus en conformité avec les besoins des clients notamment en matière environnementale. La nouvelle structure a également acquis les filiales étrangères du groupe.

L’autre grand changement provient du bilan. Le groupe prend son nouveau départ avec 11 milliards de dollars de dette (hors actions préférentielles pour 9 milliards). « Au total, les engagements ont été réduits de plus de 40 milliards de dollars », précise le groupe. L’essentiel provient de la baisse des engagements de GM envers les fonds santé de l’UAW (pour 10 milliards) et de la conversion de dettes obligataires en capital pour 27 milliards.

Cela amène au troisième grand changement qui concerne la redistribution des cartes au capital. En échange du soutien apporté, l’Etat américain aura 60,8 % des actions ordinaires tandis que l’UAW en détiendra 17,5 % (voir illustration). Les créanciers obligataires de l’ancien GM se partageront 10 % des titres.

Satisfait des conditions dans lesquelles a pu être menée cette relance, le directeur général Fritz Henderson a également précisé que la conduite du groupe par l’Etat ne serait que temporaire. « Nous espérons pouvoir remettre la société en Bourse dès que possible », a-t-il précisé. L’opération pourrait avoir lieu dès l’année prochaine. Il compte aussi accélérer la cadence côté remboursement de dette : « nous devons rembourser les prêts (à l’Etat) en 2015, mais notre objectif est de le faire bien plus tôt ». Reste à voir si les performances opérationnelles seront à la hauteur des espérances.

A lire aussi