Le déficit des fonds de pension du Footsie a plus que doublé en six mois

le 17/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Si certaines sociétés transfèrent des actifs du bilan vers leur fonds de retraite, d’autres ont opté pour un régime à contributions définies

Le déficit des fonds de retraite des cent plus importantes sociétés britanniques cotées en Bourse a plus que doublé au premier semestre après que la crise financière a érodé la valeur des portefeuilles, estime dans un rapport publié hier le cabinet de conseil Deloitte. Alors qu’il s’élevait à 130 milliards de livres début 2009, le besoin de financement cumulé des régimes de retraite des sociétés du Footsie (FTSE 100) dépasse en effet désormais 300 milliards de livres (voir graphique). Cet écart record représente environ un quart de la capitalisation boursière de l’indice FTSE 100.

Pour certaines sociétés, les contributions nécessaires au financement des fonds de pension ont atteint des niveaux insoutenables. Pour compenser les pertes encourues, elles sont alors conduites à transférer des actifs immobiliers ou financiers du bilan vers leur fonds de pension, « un mouvement qui devrait s’accélérer dans les prochaines années», selon Deloitte. « Si les fonds de pension devaient uniquement avoir recours aux contributions en cash des sociétés, il faudrait au rythme actuel plus de 50 ans pour combler le déficit accumulé jusqu’ici », estime David Robbins, associé au cabinet.

Afin de faire des économies sur le coût des retraites, certaines sociétés ont réduit le niveau des allocations versées, d’autres ont choisi d’affilier les nouveaux employés à un régime à contributions définies, moins avantageux que ceux à prestations définies. « Bien qu’elles aient jusqu’ici hésité à franchir le pas, de plus en plus d’entreprises vont à l’avenir devoir supprimer complètement leur régime à prestations définies », conclut David Robbins.

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