Casino accroît sa flexiblité financière

le 05/03/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le distributeur a réduit sa dette au-delà des attentes. Le groupe se refuse à donner des prévisions chiffrées pour 2010

En marge de résultats annuels en ligne avec les attentes du marché, Casino a surpris par une baisse de sa dette plus importante que prévu (voir graphe). Après avoir réduit son ratio dette financière nette sur Ebitda de 2,5 fin 2008 à 2,2 fin 2009, en avance sur son programme, Casino compte passer sous les 2,2 fin 2010. La poursuite du programme de cessions d’actifs de 1 milliard d’euros d’ici la fin 2010, déjà réalisé aux deux tiers, y participera. Casino mise aussi sur plus de 120 millions d’euros de réductions de coûts cette année, après 180 millions réalisés en 2009, sur une maîtrise des investissements autour de 900 millions (784 millions en 2009), et sur une baisse d’au moins 1 jour de la rotation des stocks (-2,3 jours en 2009). De plus, «nous anticipons une baisse de 5% des frais financiers en 2010», ajoute Antoine Giscard d’Estaing, directeur financier de Casino, après une baisse de 9% à 343 millions l’an dernier.

Pour 2010, le distributeur stéphanois se refuse à donner des prévisions chiffrées, comme Carrefour, mais table sur une croissance «élevée et rentable» à l’international, avec une expansion soutenue au Brésil et au Vietnam, et compte gagner des parts de marché en France grâce à l’amélioration de la compétitivité prix par le réinvestissement des gains réalisés sur les achats, et avec l’accélération de l’expansion des formats de proximité et de discount. «Le début 2010 est un peu meilleur que le quatrième trimestre 2009», a ajouté Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, mais s’est refusé à commenter le consensus de résultat opérationnel 2010 de 1,3 milliard d'euros, se contentant de remarquer qu’il n’intégrait pas les effets de l’acquisition de Casas Bahia au Brésil.

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