Les comités d’audit se penchent davantage sur les risques opérationnels

le 23/03/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les administrateurs français veulent se consacrer davantage à la cybersécurité et à la fiscalité, selon une étude KPMG.

Instances essentielles des conseils d’administration, les comités d’audit ont de plus en plus de défis à relever, selon une récente enquête KPMG. «Comme la plupart de leurs homologues étrangers, les comités d’audit français souhaitent accorder plus de temps à la cybersécurité et aux impacts de l’évolution technologique, mais, spécificité française, ils veulent aussi travailler davantage sur la fiscalité, en réponse aux nombreuses nouvelles mesures fiscales annoncées dans notre pays mais aussi à l’évolution des attentes des parties prenantes en matière d’éthique fiscale», explique à L’Agefi, Jean-Marc Discours, associé KPMG et co-auteur de l’étude.

Conformément à leur mission définie par la loi, les comités d’audit se penchent sur l’ensemble des risques de l’entreprise. «Si certains travaux peuvent être délégués au comité des risques, quand il existe, la supervision des risques incombe au comité d’audit, poursuit Jean-Marc Discours. Hier, ces comités travaillaient principalement sur les risques liés à l’information financière ; aujourd’hui, ils travaillent également sur les risques opérationnels». Mais plus de la moitié de ces administrateurs jugent difficiles de réaliser l’intégralité de leurs missions par manque de temps. D’ailleurs près de 30% estiment que certains conseils devraient réexaminer le périmètre de supervision des risques confié au comité d’audit.

L’information donnée est jugée de qualité pour travailler efficacement, mais les administrateurs en demandent davantage. Le comité d’audit souhaite être davantage impliqué dans la supervision de l’information financière, veut notamment être une des parties prenantes du plan de succession du directeur financier et examiner l’organisation et les processus de la fonction finance. «N’oublions pas que les aspects organisationnels sont aussi sous-jacents à la mission des comités d’audit telle que définie par la loi», poursuit Jean-Marc Discours.

D’un point de vue organisationnel, les administrateurs estiment qu’ils seraient plus efficaces s’ils connaissaient mieux la stratégie et les risques de l’entreprise, et si les échanges étaient plus nombreux au sein du conseil. Ils sont les premiers à demander une plus grande diversité d’opinion et d’expérience au sein du conseil, désirant notamment une expertise technologique, afin de challenger le management de manière plus pertinente.

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