GDF Suez et l'Etat s'opposent sur les droits de vote double

le 26/02/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

GDF Suez et l'Etat s'opposent sur les droits de vote double

La loi dite Florange crée des tensions entre GDF Suez et son premier actionnaire, l'Etat français. Gérard Mestrallet, le PDG du groupe d'énergie, a indiqué jeudi matin lors de la présentation des résultats annuels que GDF Suez présenterait à l'assemblée générale de ses actionnaires du 28 avril une résolution visant à modifier ses statuts afin de maintenir le principe «une action-une voix», contre le principe des droits de vote double instauré par la loi Florange. L'Etat, qui détient 33,3% du capital du groupe, a fait savoir qu'il voterait contre cette résolution. «Tous les membres indépendants du conseil d'administration, à ma demande, ont soutenu avec force la présentation (de la résolution) aux actionnaires», a indiqué le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet, lors d'une conférence avec les analystes.

Néanmoins, compte tenu du poids de son actionnaire public, la résolution qui doit obtenir la majorité des deux tiers en AG extraordinaire a peu de chance de passer, a reconnu GDF Suez. Les droits de vote double instaurés par la loi Florange permettront à l'Etat français de réduire sa participation au capital de GDF Suez tout en conservant son influence sur les décisions prises en assemblée générale. Il pourrait également en profiter dans d'autres groupes comme Safran.

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