«Nous cherchons à simplifier l’information demandée aux valeurs moyennes»

le 03/02/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext, revient pour L’Agefi sur ses projets 2014. Le code de gouvernance révisé sera dévoilé en septembre

Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext

- L’Agefi: Quels sont les projets actuels de MiddleNext ?

- Caroline Weber : Nous réunissons actuellement les différents acteurs de la Place pour travailler sur la simplification de l’information demandée aux valeurs moyennes. La récente nomination d’Etienne Cunin comme responsable des PME-ETI à l’AMF devrait beaucoup nous aider. C'est un enjeu de place, annoncé comme stratégique par l’AMF, de revenir à des documents lisibles, pertinents donc utiles. Nous travaillons avec l’objectif de ne pas dépasser 80 pages (il y a dix ans les documents d’introduction faisaient 40 pages!) Ce travail sera mené en étroite concertation avec l’AMF et les commissaires aux comptes. Nous demandons notamment l’application de la recommandation de l’ANC sur la simplification des annexes comptables. Nous avions déjà proposé un projet avec PwC et KPMG il y a quelques années, mais à l’époque l’AMF n’en voulait pas.

- Comptez-vous réviser votre code de gouvernance ?

- Nous avons entamé une large consultation de notre écosystème, notamment des investisseurs et des analystes, et nous devrions dévoiler un code révisé en septembre prochain. Pour nous, le «say on pay» est globalement un non-sujet. D’une part, les midcaps sont très souvent familiales. D’autre part, les rémunérations des dirigeants des entreprises moyennes sont de 10 à 20 fois inférieures à celles du CAC 40. Auparavant, mi-février nous dévoilerons un panorama sur les pratiques de gouvernance des entreprises moyennes.

- Comment avancent les discussions sur les IFRS ?

- Pas assez vite à mon gout! Nous souhaitons qu’il y ait systématiquement des études d’impact dans les entreprises moyennes avant la mise en place de nouvelles normes et que les logiques de matérialité et de seuils de signification l’emportent sur des logiques de compliance.

- Etes-vous satisfaite d’EnterNext ?

- Le projet n’est pas celui de la bourse des PME que nous appelions de nos vœux. Malgré cela, nous sommes prêts à jouer le jeu, mais, à ce jour, le compte n’y est pas. L’implantation régionale reste très en dessous de l’objectif annoncé : la grogne monte aussi bien du côté des entreprises que des différentes instances régionales. Les fees des brokers n’ont pas diminué. Nous n’avons toujours pas de schéma d’analyse financière indépendante... Sinon, après le fonds obligataire Micado, nous réfléchissons à d’autres formes innovantes de financement.

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