Les trimestriels d’Air France-KLM ne rassurent pas le marché

le 06/05/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Si la compagnie franco-néerlandaise est parvenue à dégager un cash flow libre positif à fin mars, sa perte d’exploitation se réduit moins que prévu

Une hirondelle ne fait pas encore le printemps. C’est ce qui ressort des résultats trimestriels d’Air France-KLM, dont la perte d’exploitation courante s’est réduite de 13% à 530 millions d’une année sur l’autre. Cette amélioration, plus faible qu’espéré par le consensus qui tablait sur une perte de 500 millions, est principalement liée à la baisse de 1% du coût unitaire à change et prix du carburant constants pour le transport de passagers, cette diminution atteignant 5,1% dans l’activité cargo.

Le gel des salaires et la baisse des effectifs ont permis au groupe de maîtriser un peu mieux que prévu ses charges de personnel, en repli de 1,7% au premier trimestre, dans le cadre de son plan «Transform 2015». Mais la recette unitaire mesurée en équivalent siège kilomètre offert progresse très faiblement (+0,5% en données publiées, +0,7% à change constant).

Malgré un hiver rigoureux et un calendrier de vacances scolaires peu favorable, la compagnie franco-néerlandaise est cependant parvenue à dégager au premier trimestre un cash flow libre d’exploitation de 38 millions d’euros, grâce à une contribution fortement positive du BFR. Ceci contraste avec le cash flow négatif de 449 millions enregistré l’an dernier à la même époque. L’endettement net ressort à 5,9 milliards à fin mars 2013 contre 5,97 milliards à fin décembre 2012, et 6,43 milliards au 31 mars 2012. Les ratios financiers de couverture sur 12 mois glissants, sont «stables ou en légère amélioration», précise le groupe, qui dispose par ailleurs d’une trésorerie de 4,3 milliards d’euros et de lignes de crédit totalisant 1,85 milliard.

Dans un environnement «incertain et difficile», avec une récession annoncée en Europe et une forte volatilité des devises et des prix du brut, le transporteur se garde de toute prévision chiffrée. Il réaffirme son intention de réduire son coût unitaire à change et prix du carburant constants et de poursuivre la diminution de sa dette nette. Celle-ci doit être ramenée à 4,5 milliards d’ici fin 2014, sachant que la diminution la plus importante «portera davantage sur le prochain exercice», souligne Philippe Calavia, directeur général adjoint en charge des finances d’Air France-KLM. Ces propos n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs, l’action ayant terminé la séance de vendredi en repli de 4,53% à 7,64 euros.

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