ArcelorMittal lance un nouveau programme d’économies de 3 milliards de dollars

le 18/03/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Dividende et investissements de croissance n’augmenteront pas tant que la dette nette ne sera pas tombée à 15 milliards de dollars

A l’occasion de sa journée investisseurs vendredi à Londres, ArcelorMittal s’est fixé un nouvel objectif de réductions de coûts de 3 milliards de dollars d’ici à la fin 2015. L’objectif pour le sidérurgiste est, sur les coûts, fixes, de plus que compenser l’inflation et de minimiser l’effet de l’accroissement de la production, mais aussi, sur les coûts variables, de dégager d’autres économies. Il mise notamment sur l’amélioration de la fiabilité et de la productivité de ses hauts fourneaux et sur la réduction des coûts de carburant. Un nouveau programme après les 4,8 milliards d’économies dégagées de 2008 à 2012 (3,4 milliards en coûts fixes et 1,4 milliard en coûts variables).

Pour cette année, le sidérurgiste se veut un peu plus optimiste, avec une prévision de croissance de 3 % à 3,5% de la consommation d’acier mondiale. Début février, il avait annoncé une hausse de 2 % à 3% de ses livraisons d’acier en 2013.

Pensant avoir désormais dépassé le point bas du cycle, le groupe confirme une augmentation de son Ebitda par rapport aux 7,1 milliards de dollars dégagés en 2012. La feuille de route du sidérurgiste vise un Ebitda de 150 dollars par tonne, contre 87 dollars en moyenne sur 2010-2012, ce qu’il estime possible si ses marchés progressent de 15%, soit des livraisons mondiales supérieures à 95 millions de tonnes. Sur les cinq prochaines années, la demande en Europe et en Amérique du Nord devrait croître de 20 millions de tonnes, selon ArcelorMittal.

Le groupe veut notamment s’appuyer sur ses activités de «franchise», des activités dans des marchés attractifs où la société a un avantage compétitif, en particulier dans l’automobile, les palplanches (planches permettant de consolider les galeries de mine), les tubes mécaniques, et les plaques d’acier laminées très résistantes. Le groupe compte profiter de la croissance attendue de 24% du marché automobile mondiale entre 2012 et 2017.

Le sidérurgiste a également confirmé ses objectifs de 17 milliards de dollars de dette nette mi-2013, contre 21,8 milliards fin 2012, et de 15 milliards à moyen terme grâce à son objectif de 2 milliards de cash flow. Tant que la dette nette n’aura pas atteint les 15 milliards, le groupe prévient que ni les investissements de croissance, ni le dividende n’augmenteront. Actuellement noté «BB+», ArcelorMittal veut retrouver une notation en catégorie investissement.

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