Air France-KLM compte retrouver une rentabilité de 6 à 8% en 2015

le 11/12/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La compagnie aérienne prévoit une nouvelle réduction de ses investissements, de 300 millions en 2013, et de 200 millions en 2014

A l’occasion de sa journée investisseurs hier, Air France-KLM est revenu sur son plan Transform 2015, confirmant ses objectifs, et accélérant sa mise en oeuvre. Ainsi, compte tenu de la conjoncture actuelle, la compagnie aérienne a de nouveau révisé à la baisse ses investissements pour les années à venir, de 300 millions à 1,2 milliard en 2013, et de 200 millions à 1,4 milliard en 2014, contre 1,6 milliard dépensé en 2012 et 2,1 milliards en 2011.

Une nécessité à laquelle est confronté tout le secteur. Au début du mois, Lufthansa a annoncé qu’il réduirait de 10% d’ici 2015 ses coûts long courrier, quelques jours après avoir envisagé des reports d’investissement.

Pour sa part, la compagnie franco-néerlandaise table sur une baisse de 10% du coût unitaire hors fuel sur trois ans. Cet effort, permis notamment par une baisse de 400 millions d’euros des charges salariales avec les 5.000 suppressions de poste prévues (dont 735 départs ont déjà été finalisés), devrait aider le groupe a atteindre une marge opérationnelle de 6 à 8% en 2014, en ligne avec celle des compagnies concurrentes, après la mise en œuvre de leur plan d’économies. Lufthansa et Iberia ont annoncé l’un et l’autre 4.500 suppressions de postes. L’an dernier, Air France-KLM affichait une marge de -0,3%, contre 4,1% pour IAG (British Airways et Iberia) et 2,4% pour Lufthansa.

Dans le moyen courrier, qui affichait une perte opérationnelle de 700 millions d’euros en 2011 (500 millions au titre d’Air France et 200 millions de KLM), le groupe compte retrouver l’équilibre fin 2014. Mais en 2012, Air France devrait de nouveau afficher une perte de 500 millions, prévient la compagnie française.

L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) devrait plus que doubler, passant de 1,3 milliard fin 2011 à une fourchette de 2,5 à 3 milliards en 2014. Parallèlement, la dette nette devrait chuter de 6,5 milliards d’euros fin 2011 (et 6 milliards fin septembre 2012) à 4,5 milliards fin 2014.

Pour financer les 4,25 milliards d’euros de dette échue de 2012 à 2014, le groupe table sur 2 milliards d’euros de cash-flow libre, sur 1,75 milliard d’euros de financements adossés à des actifs (900 millions signés en 2012, et 850 millions prévus sur 2013-2014), et sur l’émission obligataire de 500 millions à cinq ans, portant un taux d’intérêt de 6,25%, placée la semaine dernière.

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