Euro Disney reçoit le soutien de sa maison mère qui exclut tout projet de rachat

le 19/09/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe américain apporte 1,33 milliard d'euros à sa filiale européenne. Il dément vouloir se renforcer au capital

The Walt Disney Company (TWDC) a douché mardi les espoirs des investisseurs misant sur un renforcement du groupe californien au sein de sa filiale européenne Euro Disney SCA, dont il détient près de 40% du capital. Un porte-parole a démenti tout projet en ce sens, se bornant à couper court à des spéculations qui ont alimenté la récente flambée du titre (+60% en un mois). «Ce sont des rumeurs complètement infondées», a affirmé de son côté Philippe Gas, président d'Euro Disney SAS (gérant d'Euro Disney SCA et filiale de TWDC), lors d'une conférence téléphonique.

Si TWDC indique ne pas vouloir renforcer son emprise sur l'opérateur européen, le groupe lui apporte en revanche son soutien pour le refinancement de sa dette. Il lui apporte ainsi 1,33 milliard d'euros sous la forme de deux prêts d’un montant total de 1,23 milliard d'euros et d'une ligne de crédit réutilisable de 100 millions d’euros disponible jusqu’au 30 septembre 2017.

«Ces financements, non assortis de sûretés, porteront intérêts, respectivement, aux taux annuels de 4% et de Euribor +2%», a précisé Euro Disney SCA dans un communiqué. Un montage qui doit permettre au groupe de réduire sa charge d'intérêts de 45 millions d'euros sur les cinq prochaines années. 217 millions d'euros de principal seront remboursés sur cette période, selon un échéancier plus graduel, permettant de dégager 225 millions d’euros de liquidités supplémentaires.

Au 30 septembre, la dette du groupe s'élèvera à 1,71 milliard d'euros et verra sa maturité prolongée jusqu'en 2030. «Ce refinancement nous permettra de réduire le coût de notre dette et de bénéficier d’une plus grande flexibilité en termes d’investissement et de gestion opérationnelle», s'est félicité Philippe Gas, cité dans le communiqué.

L'opération, qui devrait être finalisée le 27 septembre, prévoit en effet la suppression «de contraintes financières imposées par les accords de financement actuels, notamment celles relatives aux limitations des investissements». La société continue de subir un contexte difficile. Elle a vu sa perte nette atteindre 120,9 millions d'euros au premier semestre (clos le 31 mars) avec un chiffre d'affaires en recul de 0,9% à 552,4 millions d'euros.

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