Daimler pourrait sortir d'EADS en cas de fusion avec BAE

le 13/09/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Une carcasse de sous-marin BAE en construction. Photo: ©BAE/ITH-REA

La prudence est de mise à Paris et à Berlin au lendemain de l'annonce du projet de fusion entre EADS et BAE Systems. La France et l'Allemagne vont travailler étroitement ensemble sur ce dossier, s'est borné à déclarer jeudi un porte-parole du ministère allemand de l'Economie. A Paris, le gouvernement, par un bref communiqué du ministre de l'Economie Pierre Moscovici, a seulement "pris acte" de l'annonce des discussions. Lagardère, qui détient 7,5% du capital d'EADS, a aussi rappelé que le projet n'avait pas encore été soumis à l'approbation des conseils d'administration ni d'EADS ni de la Sogeade. Daimler, qui détient 15% du capital d'EADS et 22,28% des droits de vote, a pour sa part prévenu qu'en cas de fusion avec BAE, toutes les options pourraient lui être ouvertes, dont celle de vendre sa participation sur le marché. En Bourse, l'action EADS chutait encore de 8% à la mi-journée, après avoir déjà perdu 5,6% mercredi. A Londres, l'action BAE perdait 6% après avoir fait un bond de 10,6% mercredi. L'agence Fitch Ratings a estimé qu'une fusion entre EADS et BAE se traduirait probablement par une amélioration du profil d'activité de l'ensemble mais que le projet devra franchir des obstacles nombreux et importants avant d'aboutir. Fitch assigne la note de BBB+ à EADS comme à BAE.

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