E.On confirme ses objectifs 2012 après un premier trimestre supérieur aux attentes

le 10/05/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’énergéticien allemand estime que le pire est derrière lui. Le conflit avec Gazprom devrait être résolu en fin d’année ou début 2013

E.On commence bien l’exercice 2012! Avec une hausse de 28% de son chiffre d’affaires à 35,7 milliards d’euros, l’énergéticien allemand a largement dépassé le consensus Thomson Reuters SmartEstimates à 30,1 milliards. En dépit de la baisse de l’activité génération d'électricité, avec l’abandon du nucléaire en Allemagne, le groupe profite des bonnes performances des activités de trading et d’énergies renouvelables, notamment en Allemagne et en Russie.

«Comme nous l’avons expliqué en mars, le pire est désormais derrière nous, a précisé Marcus Schenck, directeur financier d’E.On. Nos résultats du premier trimestre confirment cette tendance.» En outre, le groupe espère résoudre son arbitrage avec Gazprom sur son contrat d’approvisionnement en gaz naturel fin 2012 ou début 2013.

Sur les trois premiers mois de l’exercice, l’Ebitda a progressé de 9% à 3,8 milliards d’euros, notamment grâce à la renégociation des contrats long terme dans de gaz naturel, tandis que le résultat net récurrent bondit de 27% à 1,7 milliard. «Ces chiffres ne sont pas spectaculaires, mais ils sont bons», relève un opérateur de marché. Toutefois, E.On cédait hier 1,41% en Bourse à 15,42 euros, perdant 7,50% depuis le début de l’année quand le Dax 30 gagne près de 10%.

En revanche, la dette du groupe s’est accrue de 1,2 milliard d’euros sur le trimestre à 37,6 milliards fin mars, en raison principalement de la hausse des provisions pour retraites, mais aussi de la baisse du cash flow opérationnel de moitié sur un an à 450 millions.

Fort de ses résultats, l’énergéticien allemand en profite pour réitérer ses objectifs annuels, à savoir de 9,6 à 10,2 milliards d’euros d’Ebitda, et de 2,3 à 2,7 milliards d’euros de bénéfice net récurrent. Le consensus Bloomberg se situe actuellement en haut de fourchette, respectivement à 10,1 et 2,6 milliards. Or, «la guidance ne tient pas compte de l’impact dilutif de 800 millions d’euros sur l’Ebitda lié aux 5,5 milliards d’euros de cessions d’actifs d’ici à la fin 2013», préviennent les analystes de Raymond James. Pour 2013, E.On table sur un Ebitda de 11,6 à 12,3 milliards d’euros, et sur un résultat net récurrent de 3,2 à 3,7 milliards. Si le consensus Bloomberg anticipe un résultat de 3,5 milliards, il n’attend qu’un Ebitda de 11,56 milliards pour le moment. Le groupe compte également verser un dividende de 1,10 euro au titre de l’exercice 2012 et au moins du même montant pour 2013.

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