Macarthur se laisse séduire par la nouvelle proposition de Peabody et ArcelorMittal

le 30/08/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’offre est relevée de seulement 4% à 4,9 milliards de dollars australiens (3,6 milliards d'euros). Mais le marché ne table pas sur une surenchère

Après avoir résisté à plusieurs sollicitations au cours des dernières années, le groupe australien Macarthur Coal a finalement décidé de rendre les armes face à l’offre conjointe révisée d’ArcelorMittal et de l’américain Peabody. Ces derniers, qui avaient proposé voici un mois 15,5 dollars australiens par action pour prendre le contrôle du plus important producteur mondial de charbon pulvérisé, ont relevé la nuit dernière leur offre à 16 dollars australiens par titre, ce qui valorise désormais leur cible 4,9 milliards de dollars australiens (3,6 milliards d’euros). «Bien qu’une offre alternative supérieure puisse encore être faite, cela n’a pas été le cas jusqu’ici et il n’y a aucune assurance que cela le devienne», a reconnu Macarthur conseillé par JPMorgan.

Effectuée à travers PEAMCoal Pty, véhicule d’investissement contrôlé à 40% par ArcelorMittal and à 60% par Peabody, l’offre s’élève en fait au total à 16,16 dollars australiens par titre dont 0,16 dollar payé comme dividende. «La prime de contrôle est appropriée par rapport à une valorisation fondamentale d’environ 12 dollars australiens», juge James Stewart, analyste de CLSA. Les investisseurs ne semblaient pas parier sur une surenchère, l’action ayant plafonné à 15,94 dollars australiens à Sydney après cette annonce.

«Nous demandons avec insistance aux actionnaires de Macarthur d’accepter notre offre sans délai», a déclaré Aditya Mittal, directeur financier du sidérurgiste luxembourgeois dans un communiqué commun avec Peabody. Ce dernier a choisi UBS et BoA-Merrill Lynch comme banques-conseils. Conseillé de son côté par RBC Capital, ArcelorMittal est déjà le deuxième actionnaire de Macarthur avec 16,1% du capital, le premier actionnaire avec 24,6% étant le groupe financier chinois Citic qui n’a pas encore fait connaître sa décision. L’aciériste sud-coréen Posco qui détient 7,3% du capital a également réservé sa réponse.

Le succès de l’offre, qui prévoit une indemnité de rupture de 48,3 millions de dollars australiens, est conditionné à l’obtention de 50,1% des actions de la cible. S’il est mené à bien, ce rachat serait la deuxième plus importante opération de fusion et acquisition réalisée cette année dans le secteur du charbon, après le rachat en juin dernier de Massey Energy par Alpha Natural Resources pour l’équivalent de 4,9 milliards d’euros.

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