EDF et Areva dévissent en Bourse entraînés par la catastrophe nucléaire nipponne

le 14/03/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Fukushima après la ctastrophe, photo: Koichi Kamoshida/Bloomberg

Alors que l’incertitude pèse sur le sort des deux réacteurs 1 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, après leur explosion, le propriétaire, la compagnie Tepco, vient d’annoncer que le circuit de refroidissement du réacteur 2 a cessé de fonctionner. La crise nipponne est un sérieux revers pour l'industrie nucléaire mondiale, les marchés ne s’y sont pas trompés, en Bourse de Paris EDF chutait de 5,43% à 28,95 euros tandis qu’Areva dévissait de 8,29% à 31,96 euros. Mais ce sont aussi l'ensemble des valeurs du luxe en Europe qui sont mises sous pression en Bourse. Bien qu'en repli ces dernières années, le marché japonais compte encore parmi les grands marchés mondiaux du luxe, derrière l'Europe et les Etats-Unis. L'archipel représente, selon les estimations des analystes, 11% à 15% des ventes mondiales du secteur, évaluées à 180 milliards d'euros. A Paris, LVMH, numéro un mondial du luxe qui réalise 9% de ses ventes dans l'archipel nippon, accuse une des plus fortes baisses du CAC avec un recul de près de 3% à 106,80 euros vers 11h35. Hermès pour qui le marché japonais reste le premier marché (19% de son chiffre d'affaires), recule de 2,25% à 149,60 euros, et PPR, qui réalise 16% de ses ventes de luxe dans le pays, perd 1,43%.

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