Vallourec devra composer cette année avec la hausse des matières premières

le 24/02/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Déjà perceptible en fin d’année 2010, l’inflation continuera de peser sur la marge du groupe au premier semestre

La hausse du cours des matières premières va continuer de peser sur la marge de Vallourec. Le groupe ne pourra pas relever le prix de ses tubes avant le début du deuxième trimestre 2011, a prévenu hier soir Philippe Crouzet, le président du directoire, lors de la publication des résultats 2010. Si la hausse du prix des matières, notamment de l’électricité, a été constatée dès le second semestre 2010, sa répercussion chez les clients prend toujours un peu plus de temps. D’où le décalage négatif des marges.

Au quatrième trimestre 2010, la marge brute d’exploitation est ainsi revenue à 20%, contre 21,1 % au trimestre précédent, et après 21% au quatrième trimestre 2009. L’effet se fera encore sentir au premier semestre 2011 mais il n’est pas chiffré par Vallourec. Autres phénomènes qui joueront aussi négativement : les coûts de démarrage de la nouvelle usine brésilienne qui ne devrait livrer ses premiers produits qu’en fin d’année et un carnet de commandes surtout concentré sur le deuxième trimestre 2011. Au premier semestre 2010, Vallourec avait dégagé une marge brute d’exploitation de 20,6%.

Négative, la hausse du prix des matières révèle aussi le niveau d’activité soutenue des différents marchés sur lesquels évolue Vallourec. La reprise s’est accélérée en fin d’année dernière. Au dernier trimestre, les ventes du groupe dans les métiers de l’énergie (pétrole et gaz, électricité, pétrochimie) ont progressé de 13% à la fin 2010 (1 milliard d’euros) et représentent 79% du chiffre d’affaires total de Vallourec. Hors énergie (mécanique, automobile, autres), les revenus trimestriels ont bondi de 57% à 272 millions.

Au total, Vallourec a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,49 milliards d’euros, en légère hausse de 1%. Son résultat brut d’exploitation a cédé 6% à 924,8 millions d’euros, tandis que son bénéfice net pliait de 21% à 409,6 millions. Compte tenu notamment de la hausse de l’activité et du besoin en fonds de roulement, le groupe a consommé 787 millions d’euros de trésorerie. Il passe ainsi d’un solde positif de 407 millions à fin 2009 à une dette nette de 381 millions d’euros. Vallourec versera un dividende de 1,3 euro par action (contre 3,5 euros au titre de 2009). Il sera payé en action ou en numéraire.

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