Air France-KLM reste bien orienté mais tempère son optimisme

le 10/02/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe franco-néerlandais table sur un résultat d’exploitation inférieur à son objectif de 300 millions d’euros annoncé en novembre

Photo: Antoniol/Bloomberg

Sous le triple effet des intempéries, des mouvements sociaux et des facteurs d'insécurité sur plusieurs destinations (pays du Sahel, Côte d’Ivoire et plus récemment Tunisie et Egypte), Air France-KLM se voit contraint de modérer son enthousiasme. Il prévoit un résultat d’exploitation au titre de son exercice annuel, clos fin mars, positif mais inférieur à l’objectif de 300 millions d’euros qu’il s’est fixé en novembre.

Dans un communiqué publié mercredi soir, le groupe a fait état d’un troisième trimestre chahuté. L'impact des intempéries et des grèves ressort à 100 millions d’euros sur un chiffre d’affaires en croissance de 13,9% à 5,92 milliards d'euros. Pas moins de 6.800 vols moyen-courriers ont dû être annulés sur la période, ce qui a eu pour effet de limiter la hausse de la recette unitaire au siège kilomètre offert d’environ un demi-point. «En revanche, l’activité cargo a continué sur la dynamique de redressement engagée depuis près d’un an. L’activité maintenance a également connu un très bon niveau d’activité», a souligné Air France-KLM. 

Scrutée par les investisseurs, la facture carburant affiche une hausse de 297 millions d’euros pour atteindre 1,35 milliard d’euros (+28,2%). Trois facteurs défavorables sont avancés: une augmentation des volumes (+3%), un effet de change de 10% et une hausse du prix du carburant après couverture de 14%. Au bout du compte, le résultat d’exploitation ressort en territoire positif à 81 millions d’euros, contre une perte de 245 millions un an plus tôt.

«Les nombreux facteurs conjoncturels qui affectent l’année en cours (volcan, intempéries, perturbation du contrôle aérien et événements géopolitiques) ne remettent pas en cause le redressement structurel du groupe réalisé en 2010», a tenu à rassurer la direction. Même si le dernier trimestre sera encore pénalisé sur le plan de la recette unitaire par ces facteurs d’insécurité, ainsi que par une situation de surcapacité sur les mois de janvier et février, le groupe estime que sa capacité d’adaptation du réseau aux contraintes géopolitiques reste entière. Il fait enfin état de réservations «de bonne qualité» à partir de la mi-mars et pour les mois suivants.

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