La pression sur les fournisseurs ne devrait pas se relâcher en 2011

le 03/01/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La baisse des coûts d’approvisionnement constitue une priorité pour 77 % des services Achats, selon une étude française AgileBuyer-HEC

Le cabinet de conseil AgileBuyer et le groupement Achat-Supply Chain d’HEC publient aujourd’hui leur première étude commune consacrée aux priorités des services Achats des entreprises pour l’année 2011. Découlant d’une enquête réalisée mi-décembre en France auprès de 335 professionnels des achats de tous secteurs d’activité, cette étude témoigne de l’importance majeure accordée à la baisse des coûts d’approvisionnement, en tête des objectifs pour 77% des personnes sondées.

Bien que cette opinion soit majoritaire quel que soit le secteur d’activité, les économies sur les achats sont considérées comme une priorité par 92% des personnes interrogées dans la finance (banque, assurance) et l’automobile-aéronautique, contre 55% seulement dans l’énergie et les services à l’environnement. Les acheteurs sont néanmoins peu rétribués à cette occasion, puisque 42% déclarent ne pas recevoir de prime liée aux gains sur les achats, tandis qu’elle représente «moins d’un quart du total de leur prime pour 28% d’entre eux».

Si 47% des sondés affirment que les achats dans un pays à bas coûts ne sont pas une priorité, 44% déclarent malgré tout avoir pour objectif une augmentation de la part des achats réalisés dans ces pays. Seulement 8% veulent la stabiliser ou la réduire. Le caractère international de la fonction de coordinateur d’achat rend ces responsables plus enclins à vouloir renforcer ce mouvement, avec une réponse positive pour 57% d’entre eux contre 39% pour les directeurs d’achat qui semblent plus réticents.

La diminution du nombre de fournisseurs pour 2011 est mise en avant par 46% des entreprises, soit une hausse de 4 points en un an. Les sociétés en espèrent «une réduction de prix et une baisse des frais administratifs et de fonctionnement», souligne l’étude en ajoutant que cet objectif peut être long à mettre en place compte tenu des lois françaises.

La réduction du risque fournisseur représente un objectif pour 66% des responsables interrogés, un niveau homogène pour l’ensemble de la communauté des acheteurs. Ce facteur est significativement pris en compte par l’industrie pharmaceutique, la finance ou la mécanique-métallurgie, secteurs où «les ruptures d’approvisionnement peuvent nuire dramatiquement à l’activité», alors que les télécoms, l’agroalimentaire ou l’informatique semblent être moins inquiets à ce sujet.

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