L'avis de... Thierry Bonnefoi, directeur financier d’Avanquest

« Le FSI intervient avec un horizon de six à huit ans »

le 08/07/2010 L'AGEFI Hebdo

Comment s’explique l’entrée du FSI (Fonds stratégique d’investissement) au capital de votre société ?

Nous avons pris contact avec le fonds stratégique d’investissement au début de l’été 2009, Nous voulions tirer parti de la consolidation en cours du secteur du logiciel, où Avanquest est le numéro 7 mondial des éditeurs de logiciels grand public, avec un chiffre d’affaires de 88 millions d’euros. Une opération en Bourse, où la société est cotée depuis 1996, était toutefois exclue compte tenu de la baisse généralisée des cours. Par ailleurs, Avanquest était, depuis près de deux ans, en butte au refus de ses banques de lui faire crédit, à l’exception toutefois de Société Générale.

Quels atouts présente l’intervention du FSI ?

Outre une prise de décision rapide - les discussions ont duré trois à quatre mois -, notre nouvel actionnaire a fait preuve de souplesse dans le montage retenu. Il a souscrit dans un premier temps près de 9 millions lors d’une augmentation de capital non réservée complétée d’une émission d’obligations convertibles. De quoi limiter la dilution. En outre, le FSI s’est engagé à suivre un éventuel appel supplémentaire aux actionnaires, en cas de projet de croissance externe nécessitant une levée de fonds, son investissement total étant prévu à 20 millions d’euros maximum.

Quelle différence y a-t-il avec un fonds d’investissement classique ?

Le FSI intervient dans le cadre d’un investissement de long terme, à un horizon de six à huit ans, ce qui est fondamental en cas de stratégie de croissance car procéder à des acquisitions, les intégrer et rentabiliser les acquisitions peut prendre un peu de temps. Autre différence, le FSI est capable d’augmenter sa mise le cas échéant. Par ailleurs, la part du FSI au capital, de 9 % actuellement - à quoi s’ajoute une présence ancienne de la Caisse des dépôts de 4 % - a donné à Avanquest un regain de notoriété et rassuré les banques.

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