Vision industrielle

le 21/03/2013 L'AGEFI Hebdo

Le contrat inédit signé par Airbus - l’entreprise européenne vient de vendre pour 18,4 milliards d’euros d’avions à une compagnie indonésienne - est salué comme une victoire de l’industrie européenne, à juste raison. Mais l’annonce, quelques heures plus tard, par Boeing d’une commande en vue de 15 milliards de dollars rappelle que rien n’est gagné. En France particulièrement, il semble urgent de relativiser la part de l’aéronautique, le fer de lance de notre industrie, dans notre imaginaire commercial. Ainsi, si ses exportations ont progressé de 100 % en dix ans, le mouvement pourrait s’infléchir rapidement : les Chinois veulent construire 70 aéroports dans les prochaines années et les avions vont suivre. Les gouvernement tardent pourtant à désigner des secteurs pour prendre le relais d’une spécialité qui va inévitablement perdre de son dynamisme. La Banque publique d'investissement serait particulièrement attendue sur ce terrain, plutôt qu’à combler une pénurie de crédits qui reste à démontrer.

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