Pierre pesante

le 30/08/2012 L'AGEFI Hebdo

Le culte bien français de la pierre entraîne décidément des inconvénients. Dans son rapport sur l’Etat et le financement de l’économie, la Cour des comptes pointe les méfaits de ce tropisme. Côté particuliers, les dépôts sont globalement équivalents aux crédits immobiliers, réduisant d’autant la capacité des banques à prêter à l’économie productive pendant que l’idéal du « tous propriétaires » entretient la hausse des prix. Côté entreprises, on note le regrettable rebond, à hauteur de 12 %, des crédits immobiliers aux entreprises entre 2009 et 2011, contre une progression de seulement 7,8 % des crédits d’investissement. Pour couronner le tout, l’Etat, par la fiscalité, encourage l’ensemble de ces acteurs à se porter sur cet investissement de précaution...

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