L’apport de fonds propres, une autre solution

le 13/09/2012 L'AGEFI Hebdo

Lancé il y a dix-huit mois, le fonds Capital Export va boucler un tour de financement intermédiaire, visant 70 à 100 millions au final. L'équipe investit exclusivement dans des PME exportatrices en forte croissance. « Les besoins sont considérables sur ce segment alors que les banques se montrent moins présentes, explique Jean-Mathieu Sahy, associé fondateur de la société de gestion. Elles financent essentiellement des créances et le bas de bilan en général mais s’engagent peu sur le financement de la croissance au sens large. » L’intervention du fonds dans les entreprises exportatrices s’effectue dans une logique d’accompagnement. « Nous leur servons de relais pour accéder à toute la panoplie des aides publiques et privées, y compris dans le pays vers lequel elles exportent, expose Jean-Mathieu Sahy. Notre partenariat avec Class Export nous permet à la fois de disposer d’une information très riche sur l’exportation et de proposer des contacts avec des correspondants dans le monde entier. » Oséo s’est également penché sur les besoins en fonds propres qu’une implantation à l’étranger peut générer pour les PME, avec la « Garantie de projet à l’international » : pour toute implantation d’une filiale à l’étranger hors Communauté européenne, Oséo garantit le risque économique de dépôt de bilan, à hauteur de 50 % des fonds propres de la filiale, jusqu’à sept ans.

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