Les genres dans l’économie

le 17/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Les nouveaux programmes scolaires ne sont pas confortés par la recherche économique récente, du moins quand ils présentent l’identité sexuelle comme une question d’« orientation » plus que de détermination. En effet, Marie Lalanne et Paul Seabright, deux chercheurs de l’école d’économie de Toulouse cités par The Economist, viennent de mener une étude renforçant plutôt l’idée d’un donné masculin-féminin irréductible. Ainsi, les femmes occupant des postes de direction dans les entreprises gagnent moins d’argent - en moyenne -17 % aux Etats-Unis ou en Europe - que leurs homologues masculins et le phénomène s’expliquerait par leur moindre propension à utiliser leur réseau relationnel pour obtenir des postes en vue. Elles privilégieraient des liens moins opportunistes, plus forts et plus rares. La recherche économique confirme ainsi une acception de l’éternel féminin sous le signe de la générosité.

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