L'avis de... Denis Le Bossé, président fondateur du cabinet Arc, spécialisé en recouvrement de créances

« Les entreprises doivent optimiser leur BFR par ressources internes »

le 10/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Quel intérêt accordent les entreprises au recouvrement de créances ?

Depuis de nombreuses années, nous avons constaté une augmentation significative des dossiers de recouvrement de créances due globalement à un problème de trésorerie. Et nous avons remarqué qu'au sein des PME/PMI comme des grands groupes, les credit managers étaient de plus en plus sensibilisés à l'impact économique que peut avoir la réduction des délais de paiement sur une trésorerie d'entreprise. Or pour disposer du cash dont elles ont un besoin crucial pour assurer leur développement, les entreprises ont le choix entre deux stratégies : mettre en place, en interne, les processus d'amélioration des relations interentreprises qui leur permettront de réduire leurs délais de paiement et de jouer ainsi sur leur besoin en fonds de roulement (BFR) ; ou aller chercher à l'extérieur les moyens de financement qui leur font ponctuellement défaut. Compte tenu du coût que représentent les deux principales sources de financement à court terme que sont le découvert bancaire et l'affacturage, les dirigeants ont compris qu'ils ont tout intérêt à privilégier l'optimisation de leur BFR par ressources internes. Ils font de la réduction des délais de paiement une priorité au sein de leurs structures.

Quels moyens mettent-ils en œuvre pour atteindre cet objectif ?

Ils le font au niveau de la facturation elle-même en faisant en sorte d'émettre des documents irréprochables. Puis en procédant, avant et après échéance, à des relances systématiques. Car optimiser la gestion de son poste clients, c'est s'assurer en priorité qu'une facture a été expédiée, reçue et acquittée dans les meilleurs délais. Une bonne gestion de père de famille nécessite avant tout une bonne gestion de son poste clients par ressources internes. Et ce n'est qu'après s'être assuré de sa mise en place que l'on peut - pour faire face à un surcroît ou à une baisse d'activité, ou encore à un besoin de liquidités - avoir ponctuellement recours à des sources de financement externes, toujours plus coûteuses.

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