Divorce à l’italienne

le 14/04/2011 L'AGEFI Hebdo

La gouvernance en Europe fait, on le sait, d’admirables progrès. La modération salariale fait partie de ces pratiques nouvelles qui permettent, du moins peut-on l’espérer, de ramener un peu de sérénité dans les relations entre le grand public et les principaux leaders de l’économie. Quelques progrès demeurent pourtant, semble-t-il, à accomplir : Cesare Geronzi, qui présida aux destinées de Generali pendant moins d’un an, a pu s’assurer, pour son concours somme toute modeste, d’un chèque de sortie de 16,65 millions d’euros, soit quatre années de son salaire de base. Pour faire bonne mesure, ont été ajoutés au parachute 4 millions d’euros pour tous les frais en nature dont il aurait pu jouir jusqu’à la fin de son mandat, et dont il se trouve désormais privé. Dans le genre, il doit s’agir d’une sorte de record du monde. L’assemblée générale de l’assureur italien approchant, ne doutons pas que leur sera demandé ce qu’ils pensent d’une telle générosité exercée, cela va sans dire, sur leur dos.

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