L’avis de... Stéphane Nénez, directeur financial advisory, responsable offre cash chez Deloitte

« La culture 'cash' est à construire »

le 10/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Pourquoi le cabinet Deloitte a-t-il renouvelé son offre « cash » récemment ?

La décision est partie du constat que de nombreuses entreprises ne sont pas équipées pour gérer de près leur trésorerie. Seules les entreprises qui ont beaucoup de

cashà gérer ou au contraire celles qui souffrent d’une insuffisance de trésorerie sont réellement intéressées par ce sujet et outillées, le plus souvent, pour suivre leur liquidité. Entre les deux, nombreuses sont celles qui n’ont pas de vrai contrôle de leur liquidité, alors même que ce sujet devient important. Nous ne notons pas de prise de conscience accrue des problématiques de liquidité dans les entreprises, en dépit des probabilités plus fortes de tension sur les trésoreries. Il est pourtant assez facile de mettre en place un système de trésorerie donnant des informations en temps réel sur les comptes bancaires, et d’identifier un responsable pour le suivi. Il arrive que des groupes réalisant plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires n’aient ni trésorier ni système de prévision de la trésorerie. La culture cash est à construire, en France particulièrement. Nous voulons la faire progresser chez les décideurs et aborder tous les sujets ayant trait à la trésorerie : non seulement la sécurité des flux et des placements, mais aussi le financement d’exploitation, la génération de trésorerie, le cash pooling (centralisation automatique des soldes de comptes, NDLR), les placements et les couvertures des risques de marchés.

Quelle optimisation proposez-vous ?

En premier lieu, les entreprises ont besoin d’un prévisionnel fiable de trésorerie et couvrant l’ensemble des entités du groupe. Ensuite, la mise en place d’un outil de gestion de trésorerie et, à défaut du recrutement d’un trésorier, l’identification d’une personne responsable de ces sujets, sont primordiaux. Le management doit également intégrer le cash comme un indicateur de pilotage de l’entreprise. Enfin, la gestion des retards clients doit être suivie de très près.

A lire aussi