CREDIT SYNDIQUE BoA–Merrill Lynch se hisse en haut du classement

le 02/12/2010 L'AGEFI Hebdo

Des acteurs américains prééminents

BoA-Merrill Lynch ravit à JPMorgan la première place du classement des banques chefs de file dans les crédits syndiqués (en 2010, au 25 novembre), tant au niveau mondial qu’américain (les chiffres des deux leaders apparaissant plus élevés au niveau américain que mondial suite à certains calculs en « prorata »). Citi reste installé à la troisième place, avec toutefois des montants de transactions bien en deçà des leaders. Les plus importantes opérations sur la période ont été représentées par le crédit de 45 milliards de dollars au groupe australo-britannique BHP Billiton pour son OPA sur le canadien Potash, transaction à laquelle il vient de renoncer. A signaler aussi, le crédit de 21 milliards de dollars monté pour General Electric Capital Corp et celui de 15 milliards pour Sanofi-Aventis, en vue de financer son offre hostile sur Genzyme.

Les grandes banques françaises en tête en Europe

BNP Paribas était déjà leader du classement européen l’an dernier et le reste, devant Société Générale et Crédit Agricole CIB. Les trois acteurs se partagent le haut du classement en France, où leurs opérations, en montants, apparaissent équivalentes. Natixis atteint le quatrième rang avec des montants moindres mais un nombre d’opérations similaire. A côté du crédit à Sanofi-Aventis pour son OPA, on note toute une série de crédits destinés au besoin général des emprunteurs : 7 milliards à Sanofi, 4 milliards à EDF, le même montant à Suez, 2,5 milliards à Saint-Gobain. Les corporatesont tiré parti de la baisse des marges bancaires pour refinancer leurs facilités en place. Dans le même temps, les documentations ont été allégées pour les meilleures signatures. « La situation de liquidité des cent premiers groupes français est globalement confortable, avec 220 milliards de cash et presque 115 milliards de lignes bancaires non utilisées », précise David Laugier, directeur général de bfinance. La France, avec un marché bancaire du crédit en hausse de 70 % depuis le début de l’année, se signalerait à nouveau par ses prix bas et l’appétit des banques pour les noms de grande qualité.

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