Charité bien ordonnée...

le 03/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Les entreprises ont souvent la dent dure contre les banques. Pourtant, toutes n’auraient pas à s’en plaindre de la même façon. Ainsi, à l’heure où les bilans des établissements bancaires sont sous forte contrainte, les entreprises du CAC 40 représentent la moitié des encours de crédits syndiqués, très consommateurs de fonds propres. Un vrai monopole alors que l’accès aux marchés leur est facile. Les grands groupes n’en bénéficient pas moins de conditions très favorables de crédits bancaires : sans les opérations qui rapportent des commissions aux banques et améliorent leur marge, ils paieraient au moins trois fois plus cher leurs crédits, selon l’estimation rapide effectuée par bfinance, société de conseil aux entreprises sur leurs relations bancaires. Bâle III pourrait ainsi bientôt susciter de nouvelles tensions en plus de celles entre banques et entreprises, et cette fois entre les sociétés de tailles différentes rivalisant pour accéder au crédit...

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