Le cas Thomson et les CDS

le 03/02/2011 L'AGEFI Hebdo

« La restructuration de Thomson se situe véritablement à la croisée de deux univers : celui des marchés boursiers et financiers, et celui des procédures collectives », explique Arnaud Pérès, associé chez Davis Polk. Pour négocier la sauvegarde, près de 800 millions d'euros de créances (sur 3 milliards) ont été introuvables, avec des créanciers couverts par des CDS (credit default swaps) et étrangers au processus. Un défaut de paiement permet au créancier couvert par un CDS d’être indemnisé immédiatement et en cash à 100 %, donc mieux qu’avec une solution négociée. « L'intérêt objectif du créancier titulaire d'un CDS est de demeurer passif, sans participer à l'accord de restructuration, indique Arnaud Pérès. Ce résultat, proprement absurde, va à l'encontre de l'objectif du législateur, qui est d'œuvrer au sauvetage de l'entreprise. »

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