Ce que prévoit le plan anti-corruption en entreprise

le 17/06/2015

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Contrairement à d'autres pays, la législation française n'oblige aucune entreprise à prendre des mesures internes de lutte contre la corruption. C’est pourquoi, dans un souci de transparence accrue, le service central de prévention de la corruption (SCPC) a publié fin mars 2015 des lignes directrices fondées sur les standards internationaux les plus élevés et destinées à servir de cadre de référence national.

« Ces lignes directrices, de nature non contraignante, ont été conçues pour s'adapter aux différents types d'entreprises allant de la TPE à la multinationale », précise Marie-Françoise Brulé, conseiller senior du SCPC. Ces lignes directrices n'interdisent pas d'améliorer par ailleurs les réponses apportées en matière pénale aux problèmes de corruption, sachant qu'aucune personne morale n'a été condamnée à ce jour en France pour corruption d'agents publics étrangers.

Le dispositif s'articule autour de six grands principes, à commencer par l'engagement nécessaire des dirigeants de l'entreprise et la mise en place d'une cartographie des risques de corruption encourus. Viennent ensuite l'établissement d'un programme de conformité incluant un document de référence, l'identification d'un référent, la définition de procédures (clause anticorruption dans les contrats, vigilance envers les parties tierces...) et la mise en œuvre d'un dispositif d'alerte interne.

L'entreprise doit ensuite prévoir un système de contrôle des états financiers et comptables (potentiellement complété par un audit de conformité), des actions de formation/communication et la mise en place de sanctions internes reposant sur des procédures disciplinaires.

Source :
Service Central de Prévention de la Corruption (SCPC)
Langue :
France
Pages :
38

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