Un quart des entreprises européennes en Chine comptent licencier

le 10/06/2015

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40% des entreprises européennes ayant des bureaux en Chine comptent réduire leurs coûts, dont 61% (soit 23,7% du total) pensent supprimer des postes pour y arriver, selon une enquête réalisée par la Chambre de commerce européenne en Chine. Le ralentissement du rythme de croissance de l’économie chinoise est au cœur des préoccupations des entreprises en Chine, 44% des entreprises y voyant l’un de leurs principaux risques.  

Dans ce contexte, de plus en plus d’entreprises font le choix de ne pas investir en Chine (un tiers des répondant, contre un quart l’année passée), ou de préférer d’autres marchés pour leurs investissements prévus (16% contre 11% en 2014). Seules 28% des entreprises se disent confiantes dans les perspectives d’amélioration de la profitabilité en Chine, et 58% sur les perspectives de croissance, une chute de dix points par rapport à l’année dernière.

Pour la chambre de commerce européenne en Chine, ces chiffres sont symptomatiques du changement de modèle actuellement à l’œuvre dans le pays. La transition d’une économie jusqu'à présent basée sur les exportations à une économie portée par la demande intérieure en est encore à ses débuts, la consommation intérieure n’ayant pas encore le niveau nécessaire pour soutenir les niveaux de croissance élevé de ces dernières décennies.

Par ailleurs les obstacles au développement demeurent nombreux en Chine, en particulier administratifs. Ainsi 57% des entreprises interrogées relatent un effet négatif du Grand Firewall – le blocage de plusieurs milliers de sites étrangers sur l’internet chinois – sur leur productivité. De nombreux sites d’informations financières sont ainsi inaccessibles depuis la Chine, et la situation s’est dégradée au cours de l’année avec le blocage intermittent des réseaux virtuels privés (VPN) qui permettaient de contourner la censure.

En ce qui concerne l’état de droit, à peine un quart des entreprises considèrent satisfaisante la manière dont sont appliquées les lois sur la propriété intellectuelle, quand 55% ont l’impression d’être plus durement traitées que leurs contreparties chinoises.

Pour les entreprises européennes en Chine, des réformes sont nécessaires afin de renforcer l’état de droit, la lutte contre la corruption et la protection de l’environnement. Enfin, avec un accès plus large aux marchés chinois, 60% des entreprises seraient susceptibles d’augmenter leurs investissements. 

Source :
Chambre de commerce européenne en Chine
Langue :
Royaume Uni
Pages :
61

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