L'Etat préserve ses droits de vote double chez Renault

le 30/04/2015

Les actionnaires ont rejeté jeudi la résolution instaurant le principe une action une voix, défendue par le PDG Carlos Ghosn mais contestée par l'Etat.

L'Etat préserve ses droits de vote double chez Renault

L’Etat français a finalement réussi à s’imposer face au conseil d’administration de Renault et à son PDG Carlos Ghosn. Lors de l’assemblée générale du constructeur automobile, la motion proposant d’inscrire le principe «une action une voix» a recueilli 60,53% des voix en sa faveur et 39,39% contre. Il lui fallait obtenir les deux tiers des suffrages pour être adoptée.

Les pouvoirs publics avaient porté leur participation de 15% à près de 20% en avril pour pouvoir peser dans le débat, alors que le conseil du constructeur s'était prononcé contre les dispositions de la loi Florange instituant les droits de vote double. L'Etat prévoit de revenir à 15% du capital une fois l'AG passée, mais cette décision a fragilisé l'alliance entre Renault et Nissan: le groupe japonais, autre grand actionnaire de Renault, est dépourvu de droits de vote, car il est lui-même contrôlé à 43% par le constructeur français.

Peu avant le vote, Carlos Ghosn a déclaré devant les actionnaires qu’au-delà du débat sur les droits de vote double, l’essentiel était de «converger sur le fond». «Il y a eu des débats au sein du conseil d'administration de Renault (...) je peux vous dire que ça se passe en toute civilité, il n'y a pas d'esprit de conflit larvé», a déclaré le PDG de Renault en réponse à une question d'un actionnaire.

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