Vivendi étudie l’offre à 6,7 milliards d’euros de Telefonica sur GVT

le 05/08/2014

Après la cession en cours de SFR et celle de Maroc Telecom, le groupe français en restructuration s'interroge sur son intérêt à vendre une filiale très rentable

Vivendi étudie l’offre à 6,7 milliards d’euros de Telefonica sur GVT

On sait que le groupe français cherche à se recentrer sur les médias et le divertissement. Après s’être défait de SFR, dont la reprise est en cours, et avoir vendu en mai 2014 les 53% du capital de Maroc Telecom pour 4,2 milliards d’euros, Vivendi pourrait très logiquement vouloir poursuivre sa stratégie de cession d’actifs dans les télécoms. Toutefois, GVT est une pépite de Vivendi. En 2009, le Français a mis la main sur le Brésilien pour 2,8 milliards d’euros, supplantant ainsi l’offre d’un certain Telefonica. Depuis, la filiale, souvent qualifiée de « Free de Rio », n’a cessé de croître à une vitesse record. En 2013, GVT a contribué à hauteur de plus de 1,7 milliard d’euros au bénéfice de Vivendi. On comprend donc pourquoi la société dirigée par Vincent Bolloré hésite à la céder. Pour sa part, le marché semble séduit. Le titre Vivendi a gagné 3,44% à 19,55 euros peu après 12H00.

Si un accord entre Vivendi et Telefonica aboutit, le groupe français recevrait à la fois du numéraire, à hauteur d’environ 60% du prix offert (3,9 milliards d’euros), et des titres Vivo, la marque sous laquelle Telefonica opère au Brésil, à hauteur d’environ 40%. Vivendi se verrait ainsi attribuer 12% du capital de Vivo, qui, avec l’apport de GVT deviendrait « le plus gros opérateur télécom sur le plus grand marché d’Amérique latine», a fait valoir Telefonica.

Pour le groupe espagnol, l’opération sera largement financée par un appel au marché. La partie en numéraire de l’offre sera assurée par une augmentation de capital de Telefonica Brasil, à laquelle l’Espagnol souscrira à hauteur de sa participation actuelle (74%). 

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