BlackBerry renonce à se vendre et se sépare de son DG

le 04/11/2013

Photo: Bloomberg

Nouvelle déconvenue pour BlackBerry. Totalement dépassé par Apple ou Samsung sur le marché des smartphones, l’opérateur canadien a annoncé lundi qu’il renonçait à se vendre à son principal actionnaire, le fonds Fairfax Financial Holdings. Ce dernier souscrira néanmoins à hauteur de 250 millions de dollars dans le cadre d’un placement privé d’obligations convertibles auprès d’investisseurs institutionnels à hauteur d’un milliard de dollars, également annoncé par le groupe lundi. Dans le même temps, BlackBerry a annoncé que son directeur général, le Germano-canadien Thorsten Heins, en poste depuis novembre 2012, serait remplacé.

Fairfax avait lancé fin septembre une offre provisoire sur le fabricant de smartphones à raison de 9 dollars par action mais l’agence Reuters avait signalé avant le week-end de la Toussaint que l’assureur avait du mal à financer cette opération de 4,7 milliards de dollars. BlackBerry et Fairfax avaient pourtant signé un accord de principe sur l’opération.

Mi-octobre, la société de private equity Cerberus, spécialisé dans les entreprises en situation de détresse, avait semblé s’intéresser au rachat de la totalité du capital de BlackBerry. Mais les termes de l’accord trouvé avec Fairfax compliquaient l'arrivée d'un enchérisseur, le fabricant de smartphones s’engageant à verser à l’assureur un dédommagement très supérieur à la moyenne s’il se vendait à un autre acquéreur.

BlackBerry avait lancé fin septembre un plan «de la dernière chance» de réduction de coûts: le fabricant canadien de smartphones entendait couper en deux ses dépenses opérationnelles d'ici la fin du premier trimestre de son exercice fiscal 2014-2015, via notamment la suppression de plus d'un tiers de ses effectifs, soit environ 4.500 emplois à travers le monde.

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