Lafarge pâtit en bourse de son implantation en Egypte

le 19/08/2013

Le prix de l’action du cimentier reculait de plus de 3% en fin de matinée lundi, les analystes estimant à 10% l'exposition de son bilan à la situation égyptienne

Lafarge pâtit en bourse de son implantation en Egypte

Le prix de l’action Lafarge a

enregistré la plus forte baisse de l'indice CAC 40 à la Bourse de

Paris, lundi 19 août, le marché s’inquiétant pour l’activité du cimentier en Egypte, toujours en proie

à de vives tensions, où il possède une usine à 200 kilomètres du Caire. Les

analystes estiment à près de 10% l'exposition en Egypte du bilan de Lafarge,

qui a racheté en 2008 le groupe égyptien Orascom.

En fin de matinée, le titre

reculait de 3,19% à 47,735 euros, contre une baisse de 0,6% pour le CAC 40. La

valeur signe également la plus forte baisse de l'indice Stoxx du secteur

européen de la construction, en recul de 1,2% au même instant. « Il y a des inquiétudes sur ce que

nous voyons en ce moment (en Egypte) qui pourrait être l'un des événements les

plus violents jusqu'ici et qui pourrait avoir un impact sur Lafarge »,

commente Ian Osburn, analyste chez Cantor Fitzgerald. Il ajoute que les

troubles en Egypte constituent un nouvel élément négatif sur le cimentier après

ses résultats trimestriels.

Le groupe s'est dit très

attentif à la situation en Egypte. « Nous

restons très vigilants et suivons l'évolution de la situation en temps réel.

Notre usine de ciment est en activité », a indiqué une porte-parole cité

par Reuters, précisant que l'essentiel des activités du groupe se situe loin du

Caire. Une attaque menée par des militants islamistes, ce lundi, a tué au moins

24 policiers égyptiens et en a blessé trois autres dans le nord de la péninsule

du Sinaï, près de la ville de Rafah, selon des sources issues des services

médicaux et de sécurité. La semaine dernière au moins 850 personnes, dont 70

policiers et soldats, ont été tués en Egypte à la suite d'une offensive des

forces de sécurité contre des membres de la confrérie des Frères musulmans qui

demandent que l'ex-président Mohamed Morsi, toujours en détention, retrouve ses

fonctions.

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