L'action Spir Communication continue sa glissade en Bourse

le 12/08/2013

Le cours a perdu 17% en mi-journée dans le sillage de vendredi après la publication d'un démenti aux rumeurs de scission ou cessions d'activités qui l'avaient fait flamber

L'action Spir Communication continue sa glissade en Bourse

Le cours de l’action

du groupe Spir Communication a continué de fondre en Bourse, lundi 12 août,  en mi-journée perdant 17% après avoir déjà reculé

de 15,9% le vendredi précédent. Les investisseurs réagissent négativement au

démenti que le groupe a dû publier en fin de semaine dernière pour faire taire

la rumeur de possibles scission ou cessions d’activités. Rumeur qui a multiplié

le cours par deux  au cours des quatre

premières séances la semaine passée.

Propriétaire de nombreux titres de presse gratuite (La Centrale, Top Annonces,

20 minutes …), en version papier ou numérique, Spir Communication souffrent des

« évolutions de marché

défavorables » qui le conduisent

« à accélérer ses transformations, tant au niveau de ses offres

commerciales, de son organisation, que de ses coûts », précisait le communiqué de vendredi. Détenu

à 66,4 % par la société Sofiouest SA (Ouest-France), Spir Communication pâtit de la faiblesse de ses principaux secteurs (publicité, automobile,

immobilier). Le 24 juillet le groupe a affiché une perte nette de 35,7 millions

d’euros au premier semestre 2013, pour un chiffre d’affaire de 263,5 millions

d’euros soit une diminution de 6,5% par rapport à la même période de 2012. Le chiffre d’affaire de l’activité Médias généralistes a reculé de 18,6% à 36 millions d’euros. L’activité imprimerie a subi une

chute de 10,3% du chiffre d’affaire externe à 21,8 millions d’euros du fait des difficultés du marché publicitaire. Seule la

composante internet a progressé de 2,1% sur la période. Dans le secteur de

l’automobile, le leader de la vente de voitures d’occasion en ligne profite de la

petite reprise du marché des automobiles pour consolider son résultat opérationnel

courant qui a augmenté de 6,9% à 9,3 millions d’euros.

Malgré ces mauvaises nouvelles, « à ce jour, aucune opération ou projet d'opération de

ce type n'est en cours », précise le communiqué de vendredi à

propos des rumeurs de scission ou de cessions d’activités. La société explique avoir déjà commencé  à réduire ses

coûts  en adaptant ses moyens de

production et en opérant des restructurations sur deux de ses sites d’imprimerie. Par ailleurs elle n’exclut pas de saisir l'Autorité des marchés financiers (AMF) afin

que soit ouverte une enquête sur d'éventuelles diffusions de fausses

informations et manipulations de cours. 

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