Veolia enregistre une chute de 98% de son bénéfice net

le 05/08/2013

Le résultat net part du groupe s'est contracté à 4 millions d’euros au premier semestre contre 162 millions en 2012, à la suite de dépréciations sur ses activités en Allemagne

Veolia enregistre une chute de 98% de son bénéfice net

Veolia Environnement a annoncé, lundi 5 août 2013, une baisse de 98% de son bénéfice net part du groupe à 3,6 millions d’euros au premier semestre, contre 162 millions euros sur la même période un an auparavant, ses actifs en Allemagne ayant fait l’objet de dépréciations.  « Une forte détérioration du marché allemand » a fait apparaître ces dépréciations, a expliqué le directeur financier de Veolia, Pierre-François Riolacci, lors d’une conférence de presse téléphonique. Il a précisé que la baisse des volumes des déchets a été la plus forte en Allemagne où la concurrence pour les marchés des services municipaux s’est intensifiée. Sa filiale d’outre-Rhin, Sulo Group, a subi un repli des prix dans le recyclage des matériaux comme le papier et le métal, affectant la division du traitement des déchets.

Le leader du traitement de l’eau en Europe a par ailleurs confirmé ses objectifs pour fin 2013 et « la poursuite de la mise en oeuvre de (sa) stratégie à un rythme soutenu » (maîtrise des risques opérationnels grâce au recentrage des activités, actions de productivité …). Son bénéfice opérationnel ajusté a d’ailleurs augmenté de 28% à 539 millions d’euros.

Veolia s’est fixé l’objectif d’une cession de 6 milliards d’euros d’actifs en 2012 et 2013 et a prévu de verser un dividende de 70 cents l'an par action. Son Président directeur-général, Antoine Frérot, veut réduire les coûts d’exploitation de 170 millions d’euros cette année (dont 74 millions d’euros déjà dans les comptes au premier semestre) sur un montant total d’allègement de 750 millions d’euros d’ici à 2015.

Ce plan s’applique dans un contexte économique difficile. Au premier trimestre, les volumes de déchets se sont contractées de 3,5% au premier trimestre mais ont un peu augmenté au second, ce qui s’est soldé par une baisse de 1,1% sur l’ensemble du premier semestre, a expliqué Pierre-François Riolacci. Selon lui les perspectives conjoncturelles européennes ne laissent entrevoir ni une hausse ni un recul d'activité. 

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