En Asie plus d'un groupe français sur deux réduit le nombre d'expatriés

le 02/10/2012

Le réseau asiatique des Conseillers du commerce extérieur de la France a publié les résultats d'une enquête menée auprès d'une cinquantaine de grands groupes implantés sur place.

"La Recherche et

Développement est en expansion rapide en Asie". Tel est le constat des

conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) qui ont récemment

présenté les conclusions d’une enquête menée auprès d’une cinquantaine de

grandes entreprises, "La stratégie des grands groupes français en Asie".

Selon cette enquête « 60% des groupes industriels interrogés sont

fortement implantés en Asie en matière de R&D". Des pays comme la Chine, mais aussi l'Inde ont cessé, et depuis plusieurs années, d'être seulement considérés comme des terres de production industrielle par les mutlinationales. "20% ont des centres qui ont

un leadership mondial dans leurs domaines", ajoutent les auteurs. Alain Coine, président de la Commission

Asie Pacifique des CCEF, prend l’exemple de "EADS qui dispose d'un centre de R&D pour le plastique en Malaisie  et un autre pour les métaux en Indonésie, ou Dassault en Inde pour l’électronique".

En revanche "les groupes d’activités de services restent faiblement

positionnés en R&D en Asie", poursuit l’étude.

Au chapitre des ressources humaines, les évolutions méritent un éclaircissement. "50%

des groupes réduisent le nombre de leurs expatriés", souligne l’enquête.

Cette tendance ne signifie pas nécessairement un repli de la voilure de la part

des grands groupes. Il peut parfois s'agir, au contraire, une étape stratégique avec l’acquisition

d’une société locale par le groupe français, ce qui provoque des arbitrages entre salariés expatriés

et salariés locaux défavorables aux premiers.

Autre tendance, "les

principaux responsables en Asie sont essentiellement des locaux biculturels

(anglais)". Mais si les postes de numéro 1 dans un pays passent

progressivement des mains d’expatriés à celles de locaux, "le chemin

reste long", précise l'étude. Enfin "35% des groupes interrogés ont un ou plusieurs

asiatiques dans leurs équipes du comité exécutif ou de la direction générale

mais aucun n’a d’asiatique au niveau du conseil d’administration".

Enfin au chapitre de l’organisation

interne, "20% (des groupes interrogés) ont une direction Asie centralisée

au Siège, 70% ont une direction Asie basée sur place : Singapour (10),

Hong Kong (8), Pékin (6), Shanghai (5), Tokyo (2)", indiquent les CCEF. 

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