Rencontre avec… Catherine Euvrard, président-directeur général de CE Consultants, auteur de « Mon Fouquet’s. Un chasseur de têtes se met à table » (juin 2015, éditions Eyrolles)

« Mettre en place des candidats capables d’évoluer »

le 10/09/2015 L'AGEFI Hebdo

« Mettre en place des candidats capables d’évoluer »

Comment définiriez-vous le métier de chasseur de têtes ?

Pour moi, la chasse de têtes consiste à appeler 50 personnes, en recevoir 10 ou 15 et en présenter 3 au client. C’est un métier de vente. Le chasseur de têtes doit se vendre au client, puis au candidat en poste, et enfin, il doit vendre le candidat à son client.

Quelles sont les qualités essentielles dans cette profession ?

La réputation est fondamentale. Il ne faut pas perdre de vue que les candidats deviennent ensuite des clients. La bonne image repose souvent sur la confiance des clients et leur fidélité… Ensuite, un bon recruteur doit avoir une vision large et mettre en place des candidats capables d’évoluer.

Utilisez-vous des tests ?

C’est devenu très courant mais je ne fais pas de test, ni d’évaluation à 360°… En revanche, je crois en la graphologie que j’utilise presque systématiquement en « double check ». Je lis toujours le compte-rendu de la graphologue aux candidats, même s’ils ne sont pas retenus ; c’est une question de transparence.

L’arrivée du numérique bouscule-t-elle vos pratiques ?

Le numérique a changé beaucoup de choses dans les métiers financiers, mais pas tant dans le métier de chasseur de têtes où le contact humain est essentiel. En 30 ans de carrière, j’ai mené 19.000 entretiens en tête à tête et mis en place, avec mes équipes, 1.250 cadres supérieurs ou cadres. Je n’ai jamais présenté un candidat avec lequel je n’avais pas longuement parlé auparavant.

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