M&A Ecarts entre banques françaises et étrangères

le 24/04/2014 L'AGEFI Hebdo

M&A Ecarts entre banques françaises et étrangères
Denis Marcadet
(DR)

Les spécialistes des fusions-acquisitions ont le sourire. « Le marché du M&A a retrouvé un peu de vigueur en 2013 surtout sur le segment des ’midcaps’. Du côté des large caps, on a vu quelques opérations estivales significatives », observe Denis Marcadet, président de Vendôme Associés. Les bonus ont affiché cette année une hausse « de l’ordre de 5 %, niveau assez proche de 2012, qui était une année basse », rappelle le chasseur de têtes. Fait notable : l’écart se creuse entre les banques étrangères et les banques françaises, « au détriment de ces dernières, dont certaines ont pourtant été très actives ». En termes de versement, la part variable a connu toutes les formes « du cash intégral au différé intégral, le différé s’enclenchant en moyenne à partir de 100.000 euros et étant assorti d’un mécanisme de répartition propre à chaque banque, tant dans sa durée que dans ses pourcentages entre titres et numéraire (cash) », précise Denis Marcadet. Quant aux salaires fixes, ils ont été revalorisés dans quelques établissements pour certaines catégories (associates pour les uns, directors pour les autres). Si les banques françaises sont bien positionnées pour les catégories juniors et intermédiaires (associates, vice president), « elles décrochent face à leurs consœurs étrangères, notamment pour les profils expérimentés ». Par ailleurs, le plafonnement des bonus à partir de 2015 est « une source de non-visibilité pour les opérationnels, en recherche d’une clarification de la notion même de rémunération (‘total compensation’), remarque Denis Marcadet. En majorité, ils manifestent leur insatisfaction sur ce sujet ».

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