DÉRIVÉS ACTIONS Aucune euphorie

le 24/04/2014 L'AGEFI Hebdo

DÉRIVÉS ACTIONS Aucune euphorie
Marie Clark
(DR)

Sur la Place de Paris, les spécialistes des dérivés actions n’ont pas connu une année particulièrement faste en 2013. « Une vente en produits ‘flux’ qui ne génère pas de rentabilité, une vente en produits complexes atone et un trading où les bonus sont souvent corrélés à la vente, note Marie Clark, associée chez Vendôme Associés. Cette situation ne pouvait pas déboucher sur des bouleversements en termes de rémunérations. » Ces professionnels évoluent dans une communauté toujours très réduite au sein des banques de financement et d’investissement parisiennes. « Le marché hexagonal est concentré sur quelques acteurs et les équipes sont de plus en plus resserrées », souligne Marie Clark. Dans cette activité, les bonus restent « très individualisés et corrélés à la performance ». Les juniors, à savoir « les analystes et les ‘associates’ perçus comme talentueux », ont été particulièrement bien traités au sein des banques d’investissement. Quant aux salaires, contrairement à d’autres métiers, ils n’ont pas profité de relèvements, « à quelques exceptions près : révision à la hausse de profils seniors et contributeurs clés ». De fait, les bases fixes sont « stabilisées », conclut l’associée de Vendôme. Malgré ce contexte, certains traders ont pu toucher des bonus élevés. Ainsi, au poste de trader senior, le bonus global maximal a atteint 900.000 euros tandis qu’il se limitait l’an dernier à 400.000 euros. Chez les traders juniors, le bonus maximal s’est élevé à 200.000 euros, contre 100.000 euros en 2013.

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